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Korrespondenz: Alfred Escher – Giuseppe Scanzi

AES B8404 | StATI G.B. Pioda JR (fondo di famiglia), Epistolario, sc. 40/7/9

Alfred Escher an Giuseppe Scanzi, Zürich, Mittwoch, 12. April 1871

Schlagwörter: Eisenbahngesellschaften Offerten, Gotthardbahnprojekt

Monsieur G. Scanzi
Milan.
16 Corso Venezia 1

Zurich, le 12 Avril 1871.

Monsieur.

J'ai reçu votre honorée lettre du 5 Ct, et j'ai lu avec attention la «note confidentielle» qui y était jointe.

Je suis bien aise de voir que des entrepreneurs ou des sociétés de construction se préparent à faire, à la Compagnie qui se chargera de l'entreprise du St. Gothard, des offres par rapport à l'exécution du réseau; toutefois, dans le moment, actuel, il ne peut, – selon ma manière de voir – pas être question de conclure des traités à cet égard. Cela ne pourrait se faire qu'autant que | le Comité concessionnaire de la ligne du S. Gothard conclurait de tels traités et les imposerait, comme une espèce de servitude grevant les concessions, à la Compagnie financière qui se chargera de l'entreprise; mais il me paraît inadmissible que le Comité en agisse ainsi, et je pense qu'on devrait laisser main libre à la Compagnie financière, qui assumera déjà une charge assez considérable pour qu'il ne convienne pas de l'aggraver encore davantage.

Dans votre lettre, vous semblez croire qu'il pourrait être créé une espèce de monopole pour l'exécution des travaux du S. Gothard. Je suis bien aise que vous me fournissiez, par là, l'occasion de vous déclarer qu'aucun engagement quelconque n'a été pris, ni directement, ni indirectement, relativement à l'exécution de ces travaux en | tout ou en partie, et que le champ est donc laissé entièrement libre à la concurrence la plus générale; les Suisses et les Allemands ne sont par conséquent pas plus favorisés à cet égard que les Italiens.

En y réfléchissant mûrement, vous trouverez sans doute que le mode de procéder indiqué dans la présente lettre répond pleinement à la phase dans laquelle se trouve actuellement l'entreprise et qu'il ne laisse rien à désirer sous le rapport de la loyauté. Si, toutefois, vous désiriez de plus amples explications, je suis tout disposé à vous les fournir.

Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée

A Escher2

Kommentareinträge

1Adresse unten links auf Seite 1.

2Brieftext von dritter Hand mit Unterschrift von Eschers Hand.

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