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Korrespondenz: Alfred Escher – Clemente Maraini

AES B7061 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_014

Clemente Maraini an Alfred Escher, Rom, Montag, 6. November 1871

Schlagwörter: Bankinstitute, Gotthardbahnprojekt, Liberale Presse, Presse (allgemein), Regierungsrat TI

Briefe

Rome 6 Nov. 1871.

37. Piazza Trajana

Honoré monsieur,

Un excés d'occupations causées par ma récente maladie et mon établissement a Rome, m'ont empêché de vous ecrire comme je vous avais promis dans ma dernière lettre. Mais, pour parler la langue des vieux Romains, quod differtur non auffertur.

Avant tout permettez moi que je vous parle de l'équivoque Banque Nationale et Servadio, qui à provoqué le dementi immerité de la N. G. de Zurik au Diritto.

Vous devez vous souvenir, honoré Monsieur de la première entrevue que j'ai eu l'honneur d'avoir avec vous, en Août passé, dans le jardin de la Pension Baur.

J'ignorais completement tous les pourparlers precedents, – lorsque vous m'avez demandé mon opinion sur les établissements italiens qui pouvaient prendre par à l'operation du Gothard: je vous ai immediatement repondu qu'il serait très utile d'avoir dans l'affaire le grouppe financier de la Banque| Nationale, le principal et le plus puissant Institut d'Italie.

Je n'ai eu rien à vous reppliquer lorsque vous me fîtes observer que la Banque n'avait daigné faire aucune ouverture: mais je ne vous ai pas caché mon chagrin, dans l'intérêt de l'affaire, pour cette nonchalance de la Direction Generale de la Banque, qui as un bon renom d'intelligence & de capacité. Je me souviens même, que je me suis offert pour sonder le terrain, – malgré cette inertie apparente de la Direction.

Du reste je n'avait aucun droit a insister sur mon opinion, autant plus que mes demarche auraient pu contrarier vos rapports avec l'honorable Mr Servadio, au quel semblait être confié la partie Italienne de l'affaire et dont la loyauté de caractère de la solidité m'etait bien connue.

Excusez, cher Monsieur Escher, si je vous rappelle cet épisode: mais| les faits posterieur vous auront demontré que je connaissais le pays, et que je parlais dans l'intérêt de la vanité.

Si mon idée avait eu chance d'être acceptée, j'aurais pu vous donner des reinseignements très utiles sur la manière de conduire l'affaire avec la Banque et en même temps avec Mr Servadio, question assez delicate, parcequ'il y a entr'eux un antagonisme bien profond.

Comme j'ai appris par les journaux la Banque à souscrit pour 34 millions: de plus ses amis ont fait annocer que l'affaire était completement entre ses mains pour ce qui regardait l'Italie. De là les équivoques et les dementi contre le Diritto, qui sur les reinseignements fournies par Mr Servadio même, avait annoncé que ce dernier été chargé «d'accepter et de transmettre les demandes de participation».|

Je comprends très bien la clé de toutes ces nouvelles contradictoires: Mais je ne crois pas utile de continuer cette discussion en publique, parce qu'elle pourrait degenerer en une chicane. Ainsi, comme ce qui savent que je me suis toujours occupée de la question du Gothard, me demandent des explications, je repond que ce tout des malentendu des journaux, – et que vous êtes completement d'accord avec la Banque et Mr Servadio.

Vous en ferais le cas que vous jugerez convenable: mais je vous assure Mr Escher que si avant de prendre une decision sur les noms Italiens à choisir pour le futur Conseil d'administration, vous aurez une conference avec moi, – peut être les reinseignements sur les sommes et les choses que je pourrais vous donner, vous seront utiles sous beaucoup des rapports. Vous saurez toujours par moi la verité, sans detours interessée,| La conduite des Tessinois m'as froissé et degouté (permettez moi le mot) extremement. Mais vous connaissez les petites idées, les petites passions, les petites méchâncetés de nos petits Cantons. Le Conseil d'Etat du Tessin est formée d'esprits si vulgaires, qu'ils n'ont pas compris l'interêt moral qu'il y avait pour eux de marcher toujours d'accord avec vous.

J'aime beaucoup le Tessin: l'exil même au quel me condamnent mes affaires, ma position et mes habitudes, me rendent chez ce pauvre Canton si beau et si maltraité par un troupeau d'avocats et de vauriens. Mais, malgré mon affection pour mon pays natal, je sens qu'il me serait impossible d'y vivre sans avoir des chagrins et des conflits. – Au contraire j'ai trouvé en Italie, mon pays d'adoption, tant de loyauté et de coeur, que je souffre beaucoup de voire comme en Europe, aussi les ésprits les plus justes et les plus clayrvojant, ont des preventions contre les qualité morales des Italiens. Il y a des gens malhonête par tout: c'est incontestable. Mais| croyez, honoré Monsieur, que les prejugées pour ainsi dire historiques et traditionels qu'on à contre les Italiens en général sont injustes et sans fondements. – La vieille Italie, qui devait faire de la dissimulation un art de guerre contre ses ennemis est morte: la nouvelle Italie as toutes les bonnes qualitée de ca jeunesse.

Excusez moi ces épanchements avec un homme que j'aime et que j'éstime autant: maintenant permettez que je vous parle des choses qui me regardent. Je vous envoie l'acte d'adhesion que vous me demandez avec votre telegramme d'hier – En même temps j'écris à Mr Geisser de Turin pour qu'il vous envoie, ou directement ou par entremise de la Société Generale la declaration sur les payement qu'il est chargé de faire pour votre compte.

L'acte d'adhesion est signé par moi seul pour ne pas perdre du temps, mais je vous joins un telegramme de Mrss Enderlin et Bollati qui m'autorissaient| a signer pour eux. Mais en même temps j'envoie à Lugano l'acte d'adhesion pour qu'il soit signé par les deux Mrss susdits.

Je vois avec douleurs la reduction a laquelle seront soumis les 4 milions qu'on avait assigné au capitalistes qui ont faits leurs offres par mon entremise. Mais je n'ai rien à observer au natures qu'on à eûe de prendre a cette égard.

La semaine prochaine je serais libre, et si vous jugez utile ma presence en Suisse, je serais charmée de venir vous serrer la main, autant plus que je dois me rendre à Lugano pour prendre mes deux enfants que j'ai laissé auprès de ma mère.

Je vous prie de me croire toujours

Votre devoué

Ingre Clem. Maraini