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Korrespondenz: Alfred Escher, Johann Friedrich Peyer im Hof – Carlo Battaglini

AES B6282 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_010

Carlo Battaglini an Alfred Escher und Johann Friedrich Peyer im Hof, Lugano, Donnerstag, 15. Februar 1866

Schlagwörter: Eisenbahnstrecken Konzessionen, Grosser Rat TI, Presse (allgemein), Vereinigte Bundesversammlung

Briefe

Lugano, 15 février 1866

Mrs Peyer im Hof, conseiller national à Schaffouse, et Dr Alfred Escher, conseiller n. à Zurich.

Messieurs!

Monsieur Olivero m'ayant exprimé de la part de Mr Stroussberg le désir de celui–ci d'une entrevue au sujet de la concession Hudson-Genezzini, j'ai eu aujourd'hui sa visite. Il m'a entretenu long temps sur les rapports qu'il a eu à Milan avec Mr Peyer im Hof et sur les publications qui ont été faites par un Bolletino ferroviario No 1 anonyme et par la Gazzetta Ticinese du 7 courant, et il m'a lu une réponse trésdétaillée à la Gazzetta dans la quelle il démentit les assertions avancées a sa charge. Il m'a assuré de la manière la plus formelle de n'avoir donnè communication à personne des protocols de Milan, et aprés des explications très conciliantes il s'est démontré disposé à renoncer à toute polémique.

En suite on est entré au matière sur l'affaire de la concession et il m'a déclaré qu'il va l'accepter et en demander la ratification à l'assemblée fedérale et qu'en consequence il partira dans quelques jours pour Berne. Quant à Mr Hudson il m'a déclaré que le Baronet acceptera la concession si lui, Mr Stroussberg, l'exige, mais que dans tous les cas il ne peut dépendre de Mr Hudson d'accepter ou non, car un autre | nom également respectable est prêt pour être substituè.

Mr Stroussberg est de l'avis que la concession contient des dispositions très gênantes et même inacceptables, mais il compte que le Grand Conseil Tessinois, et l'Assemblée fédérale seront assez raisonables pour les modifier dans une prochaine session, lorsque on aura vu que la chose est tres serieuse. Il n'est pas entré dans des détails, et il n'a fait aucune citation de ces dispositions, mais je n'ai pas ésité à lui exprimer l'opinion que, dés que les garanties de l'entreprise seraient démontrées, les adversaires même de la concession se seraient prêtés à des modifications equitables.

Pour démontrer le serieux de l'affaire il m'a assuré que les travaux seront recommencés d' une manière convenable dès lundi prochain, et développés énergiquement dans la suite, et que le dépôt des fr. 400 000 sera fait incessamment.

Mr Stroussberg m'a exprimé le régrét que, par des circonstances dont il répousse la responsabilité, les négociations qu'il avait entamés avec vous aient été interrompues, et il voudrait les rallier de nouveau. Il aimerait vous rencontrer à Zurich avant d'aller à Berne, pour conférer avec vous et voir s'il n'y a pas moyens de s'entendre pour une fusion, dont les bases devraient être celle de la lettre qu'il a adressé à Mr Escher en date du 7 Janvier passé.

J'ai accepté la commission de vous en écrir | et j'ai écrit cette lettre de concert avec Mr Stroussberg qu'il a lue et approuvée. Je vous pris donc de considérer la chose, et si vous êtes disposé à accepter une entrevue à Zurich, veuillez m'en donner avis immédiat par thélégramme, et par ces mots «J'irais à Berne. Dans le cas contraire vous m'écrirez» La nouvelle est en voyage. Mr Stroussberg ne se faira pas attendre.

Je vous prie de retenir cette communication trés-confidentielle, et je confirme mon thélégramme d'aujourd'hui.

Dans l'espoir de vous voir prochainement à Berne j'ai l'honneur de vous saluer trés cordialement

Tres dévoué serviteur et ami

C. Battaglini

Kontexte