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Korrespondenz: Alfred Escher – Clemente Maraini

AES B5998 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_006

Clemente Maraini an Alfred Escher, Lesa, Sonntag, 7. Oktober 1877

Schlagwörter: Bankinstitute, Bundesrat, Eisenbahnen Finanzierung, Gotthardbahn-Gesellschaft (GB), Gotthardbahnkonferenzen, Gotthardbahnprojekt, Öffentliche Beteiligungen (Infrastruktur)

Briefe

Lesa (Lac Majeur) 7 Octobre 1877

Honoré Monsieur,

Comme je vous ai telegraphié avant mon depart de Rome, j'ai eu plusieurs conférences avec Mr le Président Depretis au sujet du Gothard. Je l'ai reinseigné du resultat négatif des négociations de Francfort avec le Consortium, et je lui ai demontré que la seule solution possible c'est de révenir à l'idée, que j'ai toujours soutenu, d'une garantie de la part des Etats, soit pour la somme entière du déficit, soit pour les 25 millions qu'on doit se procurer en plus de la subvention fixée dans le Protocole de LuzernMr Depretis, après un mûr examen de la situation, m'as declaré que de la part du Gouvernement Italien on ne trouverait| des oppositions sistematiques a entrer dans cet ordre d'idées. Mais il faut que l'initiative vienne du Conseil Fédéral. En outre il serait nécéssaire de vaincre les répugnances très fortes qu'on a à Berlin a accepter même une discussion sur ce terrain –

Si à Berlin, par suite de votre action, on montrera des meilleurs dispositions a ce sujet, le Gouvernement Fédéral devrait convoquer sans delais les Délegués des Etats. De la part de l'Italie, malgré les vives oppositions et les antipaties que l'on rencontre dans l'opinion publique contre la Société du Gothard, je pense vous garantir que le Gouvernement ne ferait| pas de difficultés, à revenir sur les decisions de Luzern

Ce que je vous recommande c'est d'agir promptement car en Janvier commenceront des vives luttes parlementaires, et une crises ministerielle pourrait changer les disposition du Gouvernement Italien.

Mr Depretis, sur ma demande, a vu Mr Pioda et lui a temoigné sa surprise pour le silence du Conseil Fédéral après l'échec de Francfort

Toutes ces incertitudes nuissent beaucoup aux intêrets de l'entreprise – Ainsi à Milan dans le Conseil Comunal, on n'as pas même volu discuter la question des nouveaux subsides et cela parceque on n'était pas| rassurés sur les résultats qu'on obtiendrait de protocole de Luzern. On n'y voyait pas une base sûre pour la réorganisation de l'entreprise, ou specialement l'attitude de plusieurs Canton Suisses dans cette question.

Selon moi si l'on agissait vigoureusement à Berlin et à Berne, on pourrait reunir les delegués des Etats à la fin d'Octobre et dans le courant de Novembre on aurait un nouveau Protocol que l'on pourrait soumettre immediatement aux Chambres. Il serait d'un grand avantage si l'on pouvait reunir la Conférence en Italie, p. ex – à Milan ou à Turin – Ici vous avez des grandes obstacles a vaincre et des veritables traines de la part des| entrépreneurs évincés ou qui ont perdu de l'argent sur leurs contrats avec la Compagnie; mais je suis sûr d'obtenir de la part du Gouvernement et d'une partie notable de la presse un grand appui –

Pour ce qui est de mon idée d'interesser des grands Instituts Italiens dans la Construction des lignes d'accès, j'en ai aussi causé avec Mr Depretis, qui approuve entiérement le système. Vous auriez de cette manière un appui serieuse dans le monde financier Italien – Ces Instituts prendraient certainement une part assez forte dans la formation du nouveau Capital. Lorsque vous serez fixé a ce sujet, je me chargerais des negotiations avec le| Crédit Mobilier, qui devrait être le centre de ce Grouppe –

Malgré sous nos revers je suis plein de confiance et je crois fermement que l'on sortira de mauvais impasse dans le quel nous nous trouvons –

Agréez, cher et honore Monsieur mes sentiments de cordiale amitié.

Votre devoué

Clem Maraini

Jusqu'au 16 Octobre je suis a Milan (15 Fate bene Fratelli) Le 17. je rentrerais à Rome

Kontexte