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Korrespondenz: Alfred Escher – Clemente Maraini

AES B5707 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_006

Clemente Maraini an Alfred Escher, Florenz, Samstag, 15. Oktober 1870

Schlagwörter: Gotthardbahnprojekt, Italienisches Parlament, Personelle Angelegenheiten, Presse (allgemein)

Briefe

Florence 15 Oct. 1870.

Honorable Monsieur,

Je vois avec beaucoup de regrêts par votre honorée du 11 cour. que (peut-être par defaut de clarté dans la redaction de ma lettre du 8) vous m'avez pas donnée une interpretation exacte a ce que j'ai dit au sujet de l'état actuel de la question du Gothard en Italie.

Je ne doute pas du succès definitif de cette grande oeuvre: mais je crains baucoups des retards qui peuvent surgir et qui ont toujours pour consequance de refroidir les tièdes amis et d'encourager les advairsaires acharnée et interessé que le Gothard a eu toujours en Suisse et en Italie.

C'est pour cela que j'ai prié Mr Mordini de finir à la hâte sa Relation la quelle pourrait être presenté au Parlement, tout de suite qu'il sera reuni. Mr Mordini y travaille avec assiduité et traitera la question specialement sous le| raport politique et economique, se réferant pour la partie tecnique aux travaux de la Commission Italienne de 1865–66 et sur conclusions de la Conference de Berne. Je crois que ce travail sera imprimé pour le premiers jours de Novembre. J'ai communiqué a Mr Mordini les dernieres travaux de Mr Koller, et avec ces élements et ce systême dans la redaction du raport je crois pour le moment inutile la presence de Mr Koller à Florence. Si l'occasion se presentait ou si Mr Mordini auras besoins de se consulter avec lui, je vous écrirais imediatement. Cela pour la partie de Mr Mordini, qui est personellement très favorable à l'entreprise et convaincu de sa grande utilité.

Mais en dehors de lui et des hommes passionnés pour cette question, comme Mr Jacini, Mr Podestà, Correnti, Grattoni, Bertani etc, je vous répète, Mr Escher, que nous avons il est vrais la majorité de l'opinion| publique, mais cette malheureuse opinion publique est encore (et dans la plus part des question) si faible et si oscillante en Italie, qu'on à toujours à craindre, si non une defection complête, au moins un sensible refroidissement. Voilà le peril à conjurer.

Et la situation politique, qui en thêse Generale est, comme vous dîtes, très favorable a l'Italie et aussi au Gothard, dans le fait special, actuel, n'est pas aussi bonne comme, rationellement, elle vous semble.

Je m'explique. On discute maintenant dans les conseil du Gouvernement et dans la presse Italienne, ces deux hipothêses:

1o) Convient-il reunir l'ancien Parlement, lui soumettre le bilan de 1871, les pouvoirs necessaires au transport de la capitale a Rome et les lois urgentes de finances et d'administration, pour faire ensuit, c. a. d. dans le mois de Janvier ou Fevrier, les elections generales et reunir à Rome dans le mois de Juin ou de Septembre le nouveau Parlement?

2o Convient-il reunir l'ancien parlement| pour quelque jours seulement, lui demander l'acceptation du Plebiscite Romain, et proceder immediatement aux election generales?

Voilà les deux points essentielles de la politique Italienne actuelle.

Or, dans les deux cas, vous voyez bien, Honorable Monsieur, qu'on risque une chance serieuse de voir l'affaire du Gothard mis de coté pour quelque temps, si (dans la première hipotèse, c. a. d. de la reunion pour 2 a 3 mois des Chambres actuelles) le Gouvernement n'insiste pas pour l'immediate discussion de la loi. Evidemment le Parlement est favorable et le Gouvernement aussi: mais je crains que le Gouvernement (Mr Correnti excepté) dans les graves difficultés exterieures et interieures du moment, ne soit pas assez energique pour obtenir imediatement la votation du projet.

Dans la seconde hipothèse, les difficultés seraient plus graves, parceque outre le retard de presque un an, on aurait un nouveau Parlement, et peut-être | la majorité actuelle serait deplacé: en tout cas le ministère serait modifié ou remplacé, parce que il n'as pas une grande base parlementaire et il n'est qu'un ministère de coalition. Les raisons de ce phenomène, malgré le service réélle qu'il à rendu à la cause liberale, sont ses infinitesimaux petits riens, qui constitue le malheur e la faiblesse des gouvernements constitutionels dans les malheureuses nations latines: pour les expliquer, ou seulement les definir il faudrait des volumes. Et votre penetrante experience me comprendra à dernier mot.

Ce sont ces faits et ces raisons, mon cher Monsieur, qui m'ont allarmé et conseillé de vous ecrire la dernière lettre du 8. La fortune des armes et encore son bon droit uniquement outragée, ont fait de la Prusse la grand nation du jour. Un mot du Ministre soleil en faveur du S. Gothard serait un auxilliaire trés-puisant: et je crois qu'a Versailles il aura assez de loisir pour s'occuper aussi de cela, si, comm'il parait, Paris est disposé a vaincre ou mourir. Mais je crains fort que les| bons Parisiens ne joueront pas aux heros! Du reste je pense aussi que Mr de Roeder pourrait écrire a Mr de Thile a Berlin. Mais pour cela vous êtes meilleur juge que moi.

Quant à Mr Stamm, je suis bien faché, que mes paroles vous ai eût fait croire qu'il y avait de la mechancété dans mes intentions. Je connais très-bien tous les precedents: Mr Gonzembach m'à tout conté. Mais je crains toujours de quelques imprudences de Mr Stamm, qui d'ailleurs est un homme très intelligent.

MMers Scanzi & Tatti ont été eux même surpris de l'attitude de Mr Stamm après son retour de la Suisse, ou ils avaient cru d'envoyer un agent. Eux aussi sont à present en garde contre ses émpietements. Du reste, je n'ai jamais eu des relations intime, ni des affaires, avec MMs Scanzi e Tatti, et je crois bien que je n'en aurauis jamais parce que je ne vis pas dans le grands monde financier, mais je peux vous confirmer en toute conscience que ces MMrs jouissent en Italie d'une réputation excellent sous tout les rapport.| Mais je m'appercevoie, d'être trop long, et avec mon execrable français je reussi ennuyeux.

Je vous prie d'agréer mes salutations empressés

Votre devoué

Ingre Maraini