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Korrespondenz: Alfred Escher – Giovanni Battista Pioda

AES B4916 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_004 (Entwurf)

In: Jung, Escher Briefe, Band 6, Nr. 15

Alfred Escher an Giovanni Battista Pioda, Zürich, Donnerstag, 2. Februar 1871

Schlagwörter: Gotthardbahnprojekt, Öffentliche Beteiligungen (Infrastruktur)

NB. sur l'adresse mettre: À son Excellence, Monsieur &1

Monsieur J. B. Pioda, envoyé extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire de la Confédération Suisse
à Florence2

Zurich, le 2 Fevrier 1871

Monsieur et cher Ami.

Les paroles obligeantes contenues dans votre estimée lettre du 15 Janvier dernier3 relativement aux fils4 du Général Menabrea5 et à celui6 du Comte Finocchietti7, me font regretter de pas avoir l'occasion de8 faire davantage pour ces jeunes gens; 9 mais il va sans dire que si le Général10 ou la Comtesse Menabrea11, ou le Comte Finocchietti avaient un service quelconque12 à me demander par rapport à leur fils, je les prie de disposer de moi sans la moindre hésitation.13

Vous me dites que vous ne manquerez pas d'expliquer à Monsieur Jacini14 comment les choses se sont passées , à l'occasion de sa visite à Belvoir;15 je vous en aurai beaucoup d'obligations et vous en suis d'avance reconnaissant. 16

Je vous remercie des nouvelles que vous voulez bien me donner par rapport à l'affaire du S. Gothard. Certainement les lenteurs auxquelles on doit encore s'attendre du Côté de l'Italie, sont regrettables; toutefois, vu les circonstances politiques actuelles, il y a forcément aussi empêchement17 de la part de l'Allemagne à se prononcer 18, de sorte19 que lors même que20 l'Italie aurait donné son vote définitif la question des subventions: à fournir par21 les Etats intéressés ne serait tout de même pas entièrement réglée. 22 Quels que soient23 les nouveaux arrangements qui seront pris, par suite de la paix, en ce qui concerne l'Alsace et la Lorraine, la situation pour le S. Gothard sera à cet égard améliorée; car jusqu'à présent ces provinces, quoique éminemment intéressées à l'entreprise du Gothard, y demeuraient étrangères et | n'y contribuaient en rien; tandis que les changements qui se préparent permettront sans doute un participation, au nom de ces provinces, dans les subventions nécessaires à un passage des Alpes par le S. Gothard. 24

La formation de la Compagnie, en revanche, n'est certainement pas devenue plus facile par suite de la guerre; car il est à craindre qu'en présence des énormes besoins qui vont se faire sentir, le taux de l'argent ne s'élève considérablement, ce qui est toujours une circonstance défavorable pour la fondation d'une si grande entreprise.

Quant aux démarches à faire de la part du Comité du S. Gothard, je suis tout-à-fait de votre avis que celui qui a fait 30 démarches ne doit pas épargner la 31e 25. Le Comité enverra donc Monsieur de Gonzenbach en Italie aussitôt que vous le jugerez nécessaire; j'attends par conséquent un avis de votre part relativement au moment opportun. 26 Pour moi, il me serait bien difficile de quitter le pays à l'époque27 dont il s'agit; 28 ce ne serait que si vous l'estimiez absolument indispensable29 dans l'intérêt de la cause que je m'efforcerai alors d'écarter les obstacles que mes nombreuses ocupations opposent à mon départ. 30 En ce qui me concerne personnellement, je serais heureux de trouver dans ce voyage en Italie, une occasion de vous revoir, cher Monsieur et ami, ainsi que Madame Pioda31, Monsieur votre frère32 et toute votre honorable33 famille34. Veuillez avoir l'obligeance de me recommander à leur bon souvenir et agréer les salutation affectueuses

de votre tout dévoué. 35

Kommentareinträge

1Nachträgliche Notiz unten links auf Seite 1 von dritter Hand: «exp. L/2» .

2Adresse unten links auf Seite 1.

3 Vgl. Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 15. Januar 1871.

4Vermutlich Carlo Luigi Menabrea (gest. 1917), Sohn von Carlotta Menabrea-Richetta und Luigi Federico Menabrea.

5 Luigi Federico Menabrea (1809–1896), Offizier, Mitglied des italienischen Senats.

6Vermutlich Demetrio Finocchietti (Lebensdaten nicht ermittelt), Sohn von Elisa Toscanelli und Francesco Finocchietti.

7 Francesco Finocchietti (1815–1899), Mitglied des italienischen Senats.

8Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «ne pouvoir».

9 Carlotta Menabrea-Richetta und Francesco Finocchietti begaben sich mit ihren Söhnen Carlo Luigi bzw. Demetrio nach Zürich, um sie an der Vorbereitungsschule des Polytechnikums einzuschreiben. Auf Empfehlung Piodas empfing Escher die Familien bei dieser Gelegenheit im Belvoir. Vgl. Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 12. November 1870; Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 15. Januar 1871.

10Unmittelbare Korrektur, zuvor wohl: «Comte et le».

11 Carlotta Menabrea-Richetta (Lebensdaten nicht ermittelt), ab 1846 Ehefrau von Luigi Federico Menabrea.

12Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «quelque».

13Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «suis entièrement à leur disposition».

14 Stefano Jacini (1826–1891), Mitglied des italienischen Senats.

15Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «et de le tirer de son erreur».

16 Jacini hatte sich bei Pioda darüber beklagt, dass er anlässlich eines Aufenthalts in Zürich im Belvoir nur vertröstet und nicht empfangen worden sei. Er sei wohl von zu geringer Bedeutung, um von Escher empfangen zu werden: «J'ai tout-de-suite pensé qu'il y a là un malentendu: c'est pourquoi je Vous ai mis la chose tout au long afin de Vous mettre à même de l'expliquer.» Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 12. November 1870.

17Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «retard».

18Wegen des im Juli 1870 ausgebrochenen Deutsch-Französischen Kriegs kam es zu zahlreichen Verzögerungen. Chronologie der Gotthardbahn 1863–1882: Von der Gotthardvereinigung bis zur Betriebsaufnahme, Eintrag 60.

19Unmittelbare Korrektur, zuvor: «au sujet de la subvention à fournir».

20Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «qu'un retard de».

21Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «serait prête».

22Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «côté l'Italie a peut-être moins de conséquences fâcheuses».

23Unmittelbare Korrektur, zuvor: «En tout cas».

24Während der Bundesrat der deutschen Annexion des Elsass und eines Teils von Lothringen mit Skepsis begegnete, konnte Escher diesem Übergang in bezug auf die Realisierung des Gotthardprojekts auch Positives abgewinnen: «Maintenant, que les événements sur le théâtre de la guerre font prévoir que l'Alsace et la Lorraine seront réunies à la Prusse, il est encore plus certain que la subvention allemande de 20 millions sera complétée, vu l'immense intérêt que l'industrie de ces deux provinces trouve à l'exécution d'un chemin de fer par le S. GothardAlfred Escher an Clemente Maraini, 21. Oktober 1870. Vgl. Prot. BR, 2. Februar 1871. – Der Einfluss der Wirtschaftsvertreter, der sogenannten «Bundesbarone», auf die schweizerische Aussenpolitik und Aussenhandelspolitik zwischen 1848 und 1872 untersucht Claudia Aufdermauer in ihrer Dissertation, die sie an der Universität Freiburg i. Üe. unter der Leitung von Professor Joseph Jung schreibt.

25Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «en doit faire».

26Die auf Mitte Februar 1871 angesetzte Abreise Gonzenbachs nach Florenz wurde zunächst verschoben. Aufgrund beunruhigender Nachrichten, die Escher von anderer Seite aus Italien erhalten hatte, bat Escher Gonzenbach am 21. März 1871, unverzüglich nach Florenz abreisen zu wollen. Vgl. Josef Zingg an Alfred Escher, 20. März 1871; Alfred Escher an August von Gonzenbach, 21. März 1871; Alfred Escher an Giovanni Battista Pioda, 21. März 1871.

27Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «dans le temps».

28Pioda fragte Escher wiederholt, ob er nicht bei der Wiederaufnahme der Verhandlungen über den Gotthardvertrag in der italienischen Kammer in Florenz dabei sein möchte. Vgl. Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 12. November 1870; Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 15. Januar 1871.

29Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «nécessaire».

30Anfang Mai 1871 wünschte Pioda erneut Eschers Anwesenheit in Florenz: «Je viens vous dire que si vous voulez sauver la position c'est le moment.» Giovanni Battista Pioda an Alfred Escher, 11. Mai 1871. Vgl. Im Auftrag der Gotthardvereinigung in Italien: 1870–1879, Absatz 10.

31 Agata Pioda-Sozzi (geb. 1819), Tochter von Filippo Sozzi, ab 1835 Piodas Ehefrau.

32 Luigi Pioda (1813–1887), Schweizer Legationsrat in Florenz.

33Nachträgliche Korrektur, ursprünglich: «chère».

34Gemeint sind neben Piodas Ehefrau Agata die gemeinsamen Kinder Teresina (1837–1917), Angelina (1845–1925), Battistino (1850–1914), Luigia (1853–1879) und Carlo Eugenio (1855–1940), die alle noch unter dem elterlichen Dach in Florenz lebten. Vgl. Heckner, Pioda, S. 242.

35Brieftext von dritter Hand ohne Unterschrift.