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Korrespondenz: Alfred Escher – Karl Schenk

AES B4711 | SBB Historic VGB_GB_SBBGB01_002

Karl Schenk an Alfred Escher, Bern, Mittwoch, 7. September 1864

Schlagwörter: Bundesrat, Eisenbahnstrecken Konzessionen, Gotthardbahnprojekt, Handelsverträge, Italienisches Parlament, Lukmanierbahnprojekt, Splügenbahnprojekt

Briefe

Hochgeehrter Herr,

Die Regierung von Bern hat heute die Herrn Stämpfli und Hartmann zu Abgeordneten an die Gotthard-Conferenz gewählt, den letztern wohl deßhalb, weil er seit dem Tod des H. Stockner die bernische Eisenbahndirection führt. Stämpfli ist gegenwärtig von Bern abwesend, auf wie lange, weiß ich nicht.

Zu Ihrer persönlichen Orientirung theile ich Ihnen confidentiell aus einem Schreiben von H. Pioda vom 18ten August folgendes mit: Les Milanais sont à la tête de la ligne du Splugen. Ce mouvement a de nombreux et puissants fauteurs, qui espèrent remporter la victoire sur leurs concurrents le Luckm. et le St Gotthard, maginant le plan de campagne que voici: Comme cette ligne est évidemment | la moins favorable à la Suisse, donner à celle-ci le moins d'action possible et lui attribuer un rôle purement passif: – par conséquent une Commission purement Italienne – point de négociations avec le Conseil fédéral – dans le Traité de Commerce, – omission de tout article se rapportant aux chemins de fer.

Quand le terrain sera ainsi déblayé, prompte délibération du Parlement et concession de la ligne sur territoire italien jusqu'à la frontière Suisse. Cette Concession à qui sera-t-elle faite? Il ne peut sérieusement être question que de Rothschild et Consorts maîtres du réseau Lombardo–Vénétien, et bientôt du réseau de l'état, dont la cession sera soumise au Parlement à sa prochaine réunion. Il est bien vrai que cette société est liée par ses antécédents au passage du Luckmanier, mais on espère lui faire comprendre que ses intérêts dans l'Union Suisse seront tout aussi bien favorisés par le Splugen que | par le Luckmanier. Resterait le raccordement sur territoire Suisse. Ils ne mettent point en doute que le canton des Grisons n'accorde le tronçon SplugenCoire, mais ils ne tiennent pas aussi sûre la sanction de l'autorité fédérale. Ici on ferait sonner bien haut le manque d'égards, pour ne pas dire d'hostilité, que commettrait la Suisse vis à vis de l'Italie si elle s'avisait de lui refuser ce que, disent-ils, elle a accordé à la France, à l'Allemagne et à l'Autriche; – et les cantons intéressés à l'Union Suisse aidant, ils espèrent triompher. (? –) Mais si cela ne suffisait point, ils ont leur coup de réserve. Point de Traité disent-ils, avec la Suisse, point de facilités commerciales jusqu'à ce qu'elle ait consenti au passage des Alpes qui convient à l'Italie, et enfin pour couronner ce plan: rapidité de mouvements, afin que la Suisse actuellement sans idées arrêtées – divisée entre plusieurs tendances – surprise et étourdie n'ait pas le temps de se remettre. Je ne sais si | ce programme aura le succès qu'on en espère en ce qui regarde la Suisse. Quant à l'Italie, il faut dire que, jusqu'ici, il a été suivi: ainsi – refus d'une commission mixte – aucune entente avec le Conseil fédéral – distraction au négociateur de ne pas faire mention de chemins de fer dans le Traité de commerce – vives instances près du Gouvernement pour qu'il hâte les travaux de la commission technique et qu'il prenne une décision définitive immediatement après.

u. s. w.

Ich lege Ihnen bei einen Auszug aus dem Protocoll der Negociationen des schweiz.-ital. Handelsvertrags vom 4ten September, mit der Bitte, mir denselben, wenn Sie davon für Sie Kenntniß genommen haben werden, wieder zustellen zu wollen.

Die Frage, ob etwas in den Handelsvertrag aufgenommen werden solle, ist dem Depart. d. Innern zur Antragstellung überwiesen. Verständigung meinerseits mit Dubs u. Frey hat stattgefunden.

Mit ausgez. Hochachtung u. freundl. Gruß!

Ihr Ergebener

Schenk.

Bern, 7 Sept. 64.